Eric Besnard, le Mr Foot de Canal+

Sa passion pour le sport alimente sa vie depuis près de 30 ans, et cela n’est pas prêt de changer. A 59 ans, Eric Besnard a pratiquement tout accompli en tant que journaliste sportif sur la chaîne cryptée mais ce n’est pas pour autant qu’il se verrait arrêter. Et pour cause, même lorsque le sport est à l’arrêt, il ne cesse de l’analyser et le comprendre. En bref, un journaliste passionné qui dénonce malgré tout certaines évolutions dérangeantes dans le monde du journalisme.

Eric Besnard est né en 1961 à Janzé, en Bretagne, où il vit jusqu’à sa majorité. Il réalise un parcours scolaire assez classique. Il se met au basket notamment, à un poste de meneur, pour sa petite taille, mais c’est néanmoins le football qui demeure sa plus grande passion. Fanatique du Stade Rennais – aujourd’hui encore – le journaliste sportif suit avec attention les résultats encourageants de son club fétiche ces dernières années.

Eric Besnard est l’un des présentateurs télé les plus sympathiques et appréciés dans le monde du football. Depuis de nombreuses années maintenant, c’est le « Late Football Club » (sur Canal+ le lundi, mardi, mercredi et vendredi à 22h40) qui dicte ses soirées.

Dans le passé, il a également animé le célèbre Multiplex, Jour de Foot…et d’autres émissions.

Eric Besnard affectionne mener des débats d’actualité et d’analyse sur un ton assez sérieux mais plutôt relâché et accessible. Les chroniqueurs / spécialistes autour de sa table sont extrêmement compétents et parfois des invités viennent s’y ajouter.

Extrait de son émission, le « Late Football Club« 

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ? Comment avez-vous commencé ?

Eric Besnard : Mon parcours est assez classique. J’ai fais l’Ecole de Journalisme (l’IUT de Bordeaux devenu LJBA) puis ensuite j’ai fait Sciences Politiques à Bordeaux, ponctué par un peu de chance bien évidemment…

L’Ecole de Journalisme m’a permis de décrocher mon tout premier stage, au « service reportage » de France Inter, qui aurait bien voulu me garder visiblement mais je n’avais pas encore réalisé mon service militaire (qui était obligatoire à l’époque). C’est alors que l’on m’a proposé de devenir suppléant du correspondant dans le Sud-Ouest en parallèle de mes études. J’avais réussi le concours d’entrée en deuxième année à l’IEP.

Ensuite j’ai donc fait mon service militaire puis des « piges » à Radio France Armorique et Mayenne. Ensuite je fais mon entrée à France Info et enfin je tente un casting pour Canal+ en 1990 et ce dernier fut une réussite. Depuis, je n’ai jamais quitté la plus belle entreprise du monde (rires).

Pourquoi avoir tenté le parcours Sciences Po, vous aviez d’autres objectifs ?

En réalité, j’ai tout fait à l’envers… l’Ecole de Journalisme je l’ai faite avant Sciences Politiques. Ma vocation, depuis petit, c’était d’être journaliste sportif. En revanche, j’étais aussi un grand passionné d’histoire, de politique…

L’IEP (Institut d’Etudes Politiques) me tentait, je me sentais bien dans la ville de Bordeaux et France Inter me proposait à l’époque d’être suppléant du correspondant Sud-Ouest, alors je me suis dit « pourquoi ne pas tenter le concours d’entrée à l’IEP avant mon service militaire ? »… C’est dans ces conditions là que j’ai fais Sciences Politiques. Mais non, depuis tout petit j’ai toujours voulu faire du journalisme sportif.

Pourquoi avoir quitté le poste si prestigieux de Directeur de la Rédaction Football de Canal+ que vous aviez occupé en 2006 ?

Je n’ai exercé ce métier que 3 ans, pour la simple et bonne raison que mon véritable métier (présentation d’émissions, reportages ou encore commentaires de matchs) me manquait trop.

Et puis le poste de Directeur de la Rédaction Football à Canal+ est assez prestigieux, certes, mais bien trop « administratif » alors bon… J’ai eu la chance de retrouver les plateaux rapidement.

Vous avez une expérience colossale dans le milieu du journalisme, est-ce que vous auriez quelques conseils à donner pour devenir un excellent journaliste et se préparer à ce milieu si atypique ?

Le métier est véritablement en train de changer, hélas. Les émissions deviennent trop souvent des émissions d’opinions et non plus de connaissances. Pourtant la fonction première d’un journaliste qu’est-ce que c’est ? Informer et donner à comprendre…

Mon conseil serait alors de ne jamais s’éloigner de cette rigueur et de garder, pour le reste, ses yeux d’enfants ainsi que sa soif de connaissance afin de « rendre compte » de ce monde qui bouge à une vitesse folle, y compris dans le sport.

crédit : Twitter de Eric Besnard

Quel a été le sportif qui vous a fait le plus rêvé durant votre longue carrière ?

C’est une question difficile… Néanmoins, comme j’ai grandi en me passionnant pour le football et le Stade Rennais en particulier, dont j’allais voir quasiment la totalité des matchs, l’équipe de Rennes, malgré ses résultats moyens, m’a fait rêver avant le Saint-Etienne de 1976. Platini aussi. Michael Jordan bien évidemment et tant d’autres… Il est difficile d’en retenir un.

En 30 ans de métier, quel a été, pour vous, le moment le plus mémorable et passionnant à vivre ?

Question difficile une nouvelle fois, et j’aurai du mal à y répondre car je peux vous certifier que c’est, encore aujourd’hui, un bonheur de me rendre quotidiennement à Canal+.

Et cette chaîne m’a fait rêver en me donnant la chance de couvrir à 5 reprises les Jeux Olympiques d’été, 5 finales NBA, la Coupe du Monde 1998, mais aussi quatre des cinq championnats européens les plus importants (France, Italie, Esppagne, Angleterre) mais aussi la prestigieuse Ligue des Champions… bref, quelle chance j’ai !

Nous arrivons au terme d’un confinement national qui a duré pratiquement deux mois jour pour jour. Quelles ont été vos occupations à vous ? Sans football, sans NBA…

J’ai tenté de rattraper le plus possible mon retard en matière de livres, de séries ou de films, comme beaucoup d’entre nous…

Vous en conseillerez quelques uns ?

Alors, justement, nous parlions de Michael Jordan tout à l’heure, je conseille bien évidemment la série à succès sur Netflix : « The Last Dance » qui retrace son parcours fabuleux, mais aussi la saison 8 de Homeland, la saison 5 du Bureau des Légendes, « The Loudest Voice ».

Je conseille également des biographies comme celle de Albert Einstein que je suis en train de lire en ce moment, des romans comme le dernier de Michael Connelly ou bien des numéros spéciaux comme le France Football consacré aux maillots mythiques ou à la Coupe du Monde 1970.

Crédit : Twitter de Eric Besnard, au centre.

Merci à Eric Besnard pour sa disponibilité et sa générosité.

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